Rencontre avec Jérôme Loisy,
Maître de Chai au domaine Le Petit Coteau.



Comment conduisez vous le vignoble du domaine ?

«Ici, au Petit Coteau, les vignes sont enherbées et nous respectons le cahier des charges de l’Agriculture Biologique ; ainsi, les parcelles sont labourées et nous n’utilisons aucun herbicide ni insecticide. L’objectif est de respecter la faune auxiliaire et la flore.
Nous avons au printemps et en été de nombreuses fleurs entre les rangs comme des boutons d’or ou des coquelicots. Pour prévenir les ceps de certains parasites, nous utilisons le procédé dit de «la confusion sexuelle».Il s’agit d’accrocher sur les ceps des capsules qui libèrent une hormone naturelle perturbant le comportement sexuel des papillons responsables de certaines maladies.
Enfin, pour tenir nos vignes à l’abri des maladies, nous employons du cuivre et du soufre en faible quantité».


Qu’apporte l’Agriculture Biologique dans la typicité des vins ?

«De la conduite des vignes à la vinification, tout est le plus naturel possible et il y a un effet réel entre la vigne et le vin, c’est indéniable ! Dans nos cuvées, l’expression du terroir est plus marquée, ces vins ont du caractère et plus de personnalité. Il y a ce que j’appelle de la profondeur et des arômes très nuancés.
Nous réduisons les doses de soufre à 1/3 du maximum autorisé dans les vins traditionnels pour leur conservation, les vinifications sont donc le plus naturelles possible.
Au domaine, nous faisons des vins droits où le mode cultural et le terroir s’expriment pleinement. Cela est possible grâce à une grande vigilance face aux aléas climatiques, à un engagement personnel et collectif sans faille».